lei's profile欧洲的天空下不下雨PhotosBlogLists Tools Help

lei kong

Occupation
Interests
那一天,我穿白色裙子,白色布鞋,吹湿热的海风,唱没有旋律的歌
July 25

sans titre

 
 
 
我是天生孤独的小孩,漫步在城市灰色的天空下.
 
 
 
July 18

我患上了自闭症

我患上了自闭症。虽然还不算严重,但至少是初期,或是医学上所说的“隐形自闭症”。当然,我现在表情严肃,目光专注,毫无嬉笑之意,正在一键一键敲打着键盘。

 

 

 

自闭症又叫阿斯伯格综合症,也称孤独症,是指自我封闭、不理会外界事物的种种状态。重度自团症儿童完全生活在自已的世界里,对外界视若无睹,听若未闻,难以与人沟通,群处、社交能力极差,情绪起伏不定,有些孩子还有自伤或伤人的行为。大部分患儿伴有不同程度的智障问题,但约30%的孩子智力正常,其中10%的孩子在某一方面表现出过人的天赋,被称作“白痴学者”。

                                                                                                        _____ 搜自Google

 

 

症状一: 我喜欢独处,做自己喜欢的事情,做自认为没有浪费时间并值得做的事情。

 

我一直活在自己的世界里,这个世界只有3只猪,猪爸爸,猪妈妈和猪宝宝。一家三口,其乐融融。猪爸爸每天业务繁忙,飞来飞去经常出差。猪妈妈舒服地靠在沙发上一边织毛衣一边看电视。茶几上沏着一杯茶,热蒸汽呈“川”字向上飘着。电视停留在中央8台的电视剧频道。猪宝宝扭着屁股嚷着要穿裙子,还要去海边……

 

 

 

症状二: 我不想和任何人说话,我害怕手机响起,我阻止了MSN上一半人。

 

每天拖着疲惫的身体回到家,一打开院子大门,房东的小女儿就会蹦蹦跳跳用标准的河南腔冲我喊“逆惠来拉!”,我也习惯性回答“嗯~握惠来啦!”。如果她的小脸蛋干净的话,我还会亲上一口,可是现在我竟然不想听到任何声音。

 

有一次在办公室发呆,不经意间回头正遇上老板关心的目光,估计他暗中观察我许久了。我看着他不假思索地问:“Tu penses que je suis quelqu’un d’ouverte ?”他想了想,回答:“Oui, je pense.”我笑眯眯地冲他说:“Merci pour ton mensonge 。”他立刻反驳“Nonnonnonnnnnc’est pas du tout du mensonge……..

 

 

 

症状三: 我越来越觉得自己莫名其妙。

 

我会莫名其妙地生气,比如有时候听不懂秘书和同事们的笑话。他们都在笑,我却不知道他们在笑什么。于是我很生气,后果很严重。导致我养成了两个习惯,其一,每当有人说话,我会放下手中的一切,屏住呼吸,竖起耳朵,侧耳倾听,像一只警犬但用的不是鼻子。这个习惯从在公司到坐地铁一直通用。其二,每天都听radio,一回到家先甩掉鞋子,然后找遥控开radio。让这个声音一直伴我入睡。意外的发现了晚上有一个台(Ado)经常讨论敏感话题,内容大胆坦白,老少不宜,但非常有趣,我也顺便温习了一些根本用不到的名词。                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                     那那个无聊的男主持人不服气某个长度竟和打进热线的女听众大吵起来,哈哈哈哈……法国人有时候真是幼稚可笑…… 咳咳,其实此处我并不是有意渲染,只想一笔带过的,over

 

另外,我还会莫名其妙地有了一种“不完全洁癖症”(作者命),即,我喜欢东西是干净的,但是要顺其自然的摆放。小时候总是乱放东西招来妈妈指责,答曰“这叫做井井有条”(和秩序井然,一目了然,泾渭分明,有条不紊等词轮流交替使用)。刚搬来这里的时候花了一整天刷马桶,把它刷得雪白雪白,然后觉得它应该顺其自然地摆在我的房间而不是放在走廊公用。霎时怀念起在阿姆斯特丹见到的露天移动厕所。

 

 

 

症状四:我自言自语的次数增多,且大部分是法语。

 

以前就有这个习惯,可是最近发现几乎每天都说,句型多为简单的“c’est + adj”并带有ohlalaahyaya等感叹词。是无意中说出的,显然复杂的句子我还没有达到无意识说出的水平。还好不是一问一答像两个人说话那样,由此自我诊断中排除了性格分裂这一项。

 

早上醒来,蓬头垢面地去洗漱,经过走廊的镜子总感觉到附近有梅朝风出没,而且不止一次。梳洗完毕,淡妆一番,选了一件漂漂裙子站在镜子前整体审视今天的搭配。

“魔镜啊魔镜,我是不是努力上进,勤奋好学的美女?”

 

……

 

当然,它又像往常一样默认了。

 

 

 

除上述症状之外,我可能还有轻微的妄想症,表现在闲着无所事事的时候发呆,然后灵魂出壳,做我想了很久的事情,比如到对面的办公桌上揪揪小秘书长长的眼睫毛看看是真是假,或者偷走老板的钥匙打开他身旁的柜子翻翻公司里每个人的工资单。然而这些也只是想想而已。

 

看来似乎我病得不轻,原来不是这样的。两年前的我挺爱说话,比较开朗,蹦蹦跳跳,活波可爱,爱吃萝卜,也爱吃青菜。

 

和妈妈堡国际电话粥的时候,她回忆说我2003年回国那次,脸上的稚气全没了,一点都找不回国内上大学时的天真模样了。她说这让她很心酸。我很深沉地笑一下说,这叫做成熟。

 

哦亲爱的妈咪

请不要哭泣,请不要伤心

年轻人本来就是这样子滴~~~

 

 

综上所述,从此情况看,确切的讲,就个人实际症状分析,经过自我诊断不负责的说,我患上了应是"选择性自闭症"潜伏期(作者命),定义忽略.

 

我还是喜欢和某些人呆在一起, 例如我妈.另外,我和一个人之间很有默契,无论语言还是行动,以至于我一直认为我跟他上辈子或是上上辈子有着某种血缘关系,兄妹? 姐弟! 父女?! 母子!? 祖孙!!??.....

 

不过每每想到这里,总有一种东西,轻轻地,轻轻地落在我心底某个最温柔的地方.

 

 

 

 

July 06

出其不意

生活中总有出其不意的惊喜,就像收到一大的拒信而被九大录取。我也终于兑现了我张狂的言语,继续留在这个躁动的城市。

 

 

我清楚,自己离那片海已经越来越近了。当有个梦想在心中的时候,其他都变得不再重要,尤其像我这样可以在一棵树上吊死的人。

 

 

本来感兴趣的实习生活现在也渐渐乏味 ,虽然一起工作的大叔们都很gentil。有一位给我留下了深刻印象,他总是能在上楼下楼,经过离开,寒暄或讨论的时候抓住05秒并且是大家都没注意到的一刻,冲我闪电般眨一下他的右眼,然后当即严肃回去,颇有京剧里“变脸”的功夫。我的老板总会微笑并沉默的看着我当我们目光相遇的时候,而我也会熟练地以微笑相对,这是我在法国做的最足的功课。

 

日子就是这么重复的,重复的过程中总有绝不重复的变化。有出其不意的惊喜,也有出其不意的惊险,比如在去9大面试的地铁里遇到一个有暴露嗜好的男人。倒数第二站的地铁车厢里只剩我和他时,他坐在那里mast**ber,面向我。我透过地铁门的玻璃看到自己狠狠的眼神,本来面试就够紧张的了,而且我又迟到,现在又碰到这种事,在气头上我真想转过身看着他几秒种,然后拍手大叫“BravoBien joué!!!”,或者轻蔑地甩去一句“ça suffit, c’est trop petit”再加上“trop court”,最后担心后果影响面试,只好装做没看见。见我毫无反应,他竟然还说英语,“stare at me”……kao、、、真TMD欠揍!!!我真想用可以踢死人的尖头高跟鞋上去踹他一脚…………算了

 

……其实,我是个淑女。

 

外面漆黑一片,我听见地铁飞驰的嚎叫,我的心跳,和那边传来的(※×#¥…… 这两分钟是如此漫长,我深吸一口气对自己说,镇定,这不是第一次遇到了,不要慌张,重要的是接下来的面试。我杵在地铁门前一动不动。我的精神早已超出了我的躯体,径直走到他跟前纠住他的衣领,问:“你妈贵姓?”然后抽他左耳光问“谁淫荡啊”接着抽他右耳光说“你淫荡”,再抽他左耳光问“谁犯贱啊”然后右耳光说“你犯贱”,如此进入无限n次循环……

 

终于到站了,他站起身走到旁边的一道门。我呼了一口气,如果他敢过来和我走一道门,我立刻大叫,保证方圆100里以内的活物都可以听到。门开了,我箭一样的冲出去,面试我已经迟到5分钟了。

 

 

没有给我的copines们说这次经历,否则又引来一片羡慕感慨之声,说我运气怎么这么好之类的。哼,有本事你们来试试! 

 

June 23

sans titre

努力后的失败尤其残忍

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

既然如此, 那就让本该快乐的, 永远快乐下去吧

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

洗澡的时候发现小腹突起了2mm

立刻在1mn30s内做了60个仰卧起坐

心里舒服一些了, 有一句话牢记在心

大学二年级体育老师说

多做仰卧起坐可以锻炼腰部, 这对女孩子将来有好处

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

我承认, 我有点色

June 22

n'importe quoi

La défaite est brutale, surtout quand j’ai fait des efforts et quand je pensais avoir un bon résultat. J’ai perdu tout mon courage tout un coup. C’est une bonne chose qui me permet de connaître des difficultés inhérentes à la vie d’une part, et de m’arrêter d’être prétentieuse, d’autre part. C’est aussi un accélérateur qui me fait beaucoup plus de motivation d’avoir envie de réussir. J’étais ainsi calme lorsque je regardais la liste d’admission, s’il y n’a avait pas mon nom j’irais le passer pour la deuxième fois ; s’il y avait mon nom j’irais certainement arrêter toutes mes inscriptions en gardant celui-ci comme le meilleur ou bien le dernier choix en cas du refus par la 9 à laquelle j’ai presque mis touts mes espoirs en suppliant que le Dieu puisse me donner un coup d’œil..

 

C’est un jeu dangereux que je suis en train de jouer. Je fais un pari sans aucune assurance ni certitude, je suis jouée par le Dieu. On est toujours dans la main de Dieu comme disaient les croyants. Ce que les humains peuvent faire, c’est de faire confiance en Dieu. A mon avis, un demi croyant ou une demi athée, chacun a son Dieu, parce que ce dernier existe sous forme très variée dans chaque tête. C’est pour ça que l’on dit souvent « oh, mon dieu ! » lors des choses étonnantes ou incroyables. Sachant que l’on a une seule bible sans mentionner les diverses sectes, mais chaque personne comprend la bible à sa propre façon, par son imagination, sa lecture, sa façon de pensée etc. Pour unifier toutes les différentes compréhensions à propos de Dieu afin d’éviter des divergences ou des « mauvaises pensées », on crée des églises, on sélecte le pape, on trouve des prêcheurs, on fait la culte…..on fait tout cela régulièrement pour que les partisans puissiez marcher de « bonne foi ».

 

J’ai aussi mon Dieu à moi, il est dans quelque part de mon esprit. Normalement il est pour moi transparent, et la plupart du temps je m’occupe de mes affaires en oubliant son existence. Est-ce qu’il est fâché contre moi ? Autrement dit, il existe uniquement quand je me souviens de lui. J’ai trois bibles, la version anglaise d’abord, et puis on m’a offrit la version chinoise comme mon cadeau d’anniversaire en 2001, enfin celle de française après mon arrivée en France. J’ai lu le nouveaux testament plusieurs fois, en ce moment là pour améliorer mon anglais justement, et puis j’ai lu quelques pages de l’ancien comme si tous les enfants curieux en écoutant une histoire, mais je la trouve nulle, désolée. Aucun intérêt et plein de répétitions avec des noms propres prolixes ! J’avais essayé de la lire dans le but d’étudier mon anglais, compte tenu de 57 pour CET6 dans ma deuxième année d’université, j’ai abandonné.

 

Trois ans de séjours en France ne me permettent pas à parler anglais, mon niveau d’anglais a chuté brutalement sans considérer ma bonne capacité de mémoire.  Si je pouvais être un ordi, oh, mon dieu…

 

J’ai l’habitude d’être pressée quand je marche. Je monte toujours par la gauche quand on passe sur le tapis roulant ou dans l’ascenseur d’escalier, et je deviens impatiente. Je prends toujours un livre dans la main en attendant le train ou le métro. Des fois je regarde le paysage par la fenêtre dans le train en laissant ma tête blanche. Le stage à temps plein a occupé la plupart de mon temps, je me lève à 7H30 le matin et je rentre 19H30 le soir.  Je ne mange que des fruits et des tomates le soir, je suis fatiguée. Quand je suis fatiguée, je deviens plus paresseuse qu’avant. Je suis allongée dans mon lit après une douche sans faire rien d’autre, j’ouvre les yeux et regarde le plafond, je ferme les yeux et pense à n’importe quoi.

 

 

 

N’importe quoi……

 

June 21

祝我生日快乐

看着profil里我的年龄变到24,不知道该说什么好

在办公室给里给妈妈打电话,一起回忆我的童年

她说小时给我讲365夜故事,那时我要听2到3个才肯睡觉

于是这一年的故事她讲了3个月就讲完了

怎么办呢,我还是哭着闹着要听故事

她就重新打开365夜,一边看一边编新故事

直到我嚷着听过了听过了再换一个

这种方法大概也没坚持多久

后来,为了省事,给我买了一大堆童话书,安徒生,格林,郑渊洁,中国童话,世界童话,古代童话,印度古代神话……

当时我大字还没识几个,这也太省事了吧

我们的回忆是倒叙的,从我的童年到我出生前

 

她说快生的时候,肚子先是30mn疼一次,然后15mn疼一阵,直到每5mn疼一次的时候那就是快生了

我说妈,疼痛那一段你先省了吧,我听了害怕

她说哦,反正感觉就和拉屎一样,拉又拉不出来,还憋得肚子疼

我说嗯,拉大便,这我还可以接受

…………

 

24岁的她生了我,24年后24岁的我和她一起回忆24年前的今天

 

 

 

 

June 16

My oath & 4cm

I want to be crazy! cheer up!

It's not the end of the world!

Don't look back!

Enjoy losing face. Just forget about my face.

 

 

不穿高跟鞋好多年

今天只比平时高出一点点

173cm俯视各位一双双眼

不好,时间到了,我要一路小跑去把火车撵

…………

 

 

The more mistakes I make,

the more progresse I make.

Don't give up. Just try my best.

 

 

别紧张,我要战胜4cm

慢慢走,巴黎北站的地怎么这么滑

啊呀呀,我怎么就滑倒了,呜呜

哦拉拉,mademoiselle, ça va bien ?

 

 

Relex! Don't panic! Take it easy!

Be patient and enjoy myself.

Learning English should be fun.

Speaking good English is no big deal.

 

 

一个kind hearted老太太热心的问我

Ça va ça va, pas de mal

我的脚扭到了,不疼就是不疼

 

 

It's worth my time and effort.

It's an easy job. Do something about it.

I have no choice.

No more excuses! Get moving.

 

 

是谁说过enjoy losing face ?

忽然之间,悟出真理

放弃的高跟鞋就是我放弃的英语

从现在起,决不放弃

 

 

Let me get started! Let me talk in English!

I'd better do it now.

I have every confidence in myself.

I want to be proud of myself.

I'm serious. I'll try my best.

 

 

听王菲的誓言,写下我的誓言

列车开动的刹那

我怀念李阳

 

 

June 12

快乐星期天

过了一个悠闲的星期天.

睁开眼睛已经9点半了,在床上扭来扭去磨磨蹭蹭到10点,摸到音响遥控选了一首最劲爆的歌曲,然后下床找鞋.

刷牙洗脸,然后又在镜子面前婆妈了一阵.

做了两道菜, 土豆鸡肉, 香菇小白菜, 似乎缺点酒, 撇见墙角那瓶上次烧烤留下的二锅头, 算了, 以后当消毒酒精用吧.

懒懒的靠在椅子上,享受暖暖的午后阳光, 像个老奶奶一样.

做了一张日立, 从今天起,过一天就画一个叉, 告诉自己时间走得那样快,这就是证据.

困了, 我说就眯30分钟, 就30分钟,睁开眼已经18h30了

 

 

 

哦, 卖高的

且让我挥霍, 且让我青春

且让我在23岁最后一个月里, 优雅的抒情,放肆的笑

June 11

水底

第一次游泳是六岁的时候,如果两岁泡在浴盆里不算的话。

最后一次游泳是三年前。

 

 

 

我深吸一口气,慢慢浸入水中直到最后一寸肌肤与空气隔离。水不凉,却感觉不到温暖。连续游了4个池宽,200米。今天人不多,外面还在下雨,通常这个时候我应该在家睡觉的。我漫无目的地在水里飘着,瞅见对面醒目的鲜红大字[25M]

 

潜入水底,越来越深,我几乎可以触到地面。深处的水宁静又温暖,紧密地包围着我的全身。继续往里游,有一种力量牵引着我。水底的光线越来越暗,我隐约看见有一个人坐在水底。近了,原来是K, 安静地坐着,眼睛亮亮地看着我。我努力让自己停在K的面前,但始终不能像他那样一动不动。水面传来遥远的欢笑声。 K缓缓伸出一只手,我努力向前移了移将它握住以保持身体的平衡。我望着他,他望着我。K的目光还是那样和蔼,脸部有些浮肿。他的手温暖而熟悉,这种熟悉的感觉仿佛来自上个世纪,某个久远的年代,一个陌生的地方,这个深深的水底。

 

 

-- 我已经死了好几年了

-- 我知道

-- 我想你

--

 

 

我的眼泪流不出来。徘徊在眼眶的瞬间就已经和池水溶为一体,肆无忌惮。

 

就这样面对面,一动不动。旁边有人潜水游过,我和K不约而同地侧过头看,那人竟然没有察觉,用力登水从我身旁滑过。一股带着力量的水波飘至我的身体,感觉异样舒服。

 

画面静止了,一个人坐在池底,另一个浮在水中,他们单手相握,如此安静。他们一起看阳光折射,一起等待月影婆娑……

 

不知多久之后,K慢慢站起身,要走了。消瘦的身体渐渐变得透明,浓密的头发里渗着不少白色。离开之前K似乎还想对我说些什么,但他的身体已化成了水,消失在我的手中。

 

我仰起头,看到水上一片白云蓝天,身体不自觉向上飘着。

 

 

当我再次睁开眼睛,还以为可以看见蓝天,却是黑压压一片人头,一个女人猛得扑到我身上歇斯底里嚎啕大哭。

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

多年之后,和朋友在河边散步,他偶尔提起,那年你溺水时真奇怪,水不是从嘴里出来,而是从你眼睛里流出来……

 

我扭过头不看他,有股无名的风扑面而来,一如水波浮至脸庞的异样。

June 06

Londres va renoncer à son référendum sur la Constitution européenne_lemonde.fr

Tony Blair, à Rome, le 27 mai 2005. | AFP/ANDREAS SOLARO

AFP/ANDREAS SOLARO

Tony Blair, à Rome, le 27 mai 2005.

Le ministre des affaires étrangères britannique, Jack Straw, va annoncer lundi après-midi 6 juin devant la Chambre des communes que Londres suspend son référendum sur la Constitution européenne, a déclaré, à la mi-journée, un porte-parole de Downing Street.

"Le ministre des affaires étrangères va cet après-midi (vers 16 h 30) annoncer en substance que nous suspendons le processus parlementaire", a-t-il indiqué. "Le projet de loi sur la Constitution est suspendu jusqu'à ce qu'il y ait plus de certitude sur ce qui va se passer. (...) Cela est cohérent avec ce que nous avons dit depuis une semaine et demie sur la nécessité d'un débat, et de toute évidence la nécessité pour certains dirigeants européens de se réunir et de parler de comment nous allons avancer", a poursuivi ce porte-parole. "Nous suspendons le processus jusqu'à ce que nous ayons plus de certitude. (...) Tout le monde devrait faire une pause pour réfléchir. Cela n'a pas de sens de poursuivre le processus parlementaire à ce stade."

"S'il y a une Constitution sur laquelle voter, il y aura un référendum dans ce pays", a cependant insisté un porte-parole de Tony Blair lors d'un point de presse lundi. "La position en ce moment est que, à la suite des votes français et néerlandais, il faut discuter du sujet au Conseil européen" des 16 et 17 juin à Bruxelles. "Mais compte tenu de cela, il n'y a pas de sens à continuer à ce stade. Mais cela ne veut pas dire que nous retirerions aux Britanniques la possibilité de se prononcer s'il y avait une Constitution sur laquelle voter", a-t-il ajouté, assurant que la Grande-Bretagne ne voulait pas anticiper sur les décisions du Conseil européen.

"Ce que nous faisons reflète le fait que nous sommes dans des temps incertains. Dans des moments d'incertitude, vous ne devez pas répondre par réflexe", a ajouté ce porte-parole. "Cela n'est pas raisonnable de continuer tant que nous ne savons pas avec plus de certitude où nous allons", a-t-il dit.

LES BRITANNIQUES TRÈS LARGEMENT EUROSCEPTIQUES

Le gouvernement britannique avait présenté au Parlement le 24 mai - avant le référendum français du 29 mai - un projet de loi ouvrant la voie à une consultation populaire au Royaume-Uni, attendue au premier semestre 2006.

Le double non français et néerlandais, le 29 mai et le 1er juin, rendait encore plus difficile la tâche du premier ministre, Tony Blair, de convaincre des électeurs largement eurosceptiques, et dont 72 %, selon un dernier sondage, voulaient voter non.

Le fait que la Grande-Bretagne suspende le processus risque d'encourager d'autres pays, comme l'Irlande, le Danemark ou la République tchèque, à faire de même, malgré les appels de Paris et Berlin à poursuivre le processus de ratification.

June 05

碎片

Dialogue 1

男:t'as des frères et soeurs?

女:non, je suis unique.

男:tu veux des frères ou soeurs?

女:non, pas du tout.

男:……pourquoi?

女:je veux que tout amour de ma famille se concentre sur moi.

男:c'est l'égoïsme.

女:oui,mais pas tout le temps, seulement à l'égard de l'amour.

 

 

Dialogue 2

女C:别哭了,你再哭我也要哭了……

女D:……要说分手……去年就该说了,现在离这么远……在电话里面讲…………

女C:好啦,这样也好,反正他那么远也照顾不了你,也体会不了你的心情

女D:现在……我们……一打电话就吵架……一直吵……吵个不停

女C:别哭了,看你的眼睛都哭成水蜜桃了……别哭了,啊

女D:分吧,反正一切都无所谓了

 

当晚,杨坤一直在唱,无所谓,谁会爱上谁,无所谓,谁让谁憔悴,原谅这世界,所有的不对……

次日,C为D做了一锅汤,取名“无所味”汤。

 

 

Dialogue 3

男:我以后肯定是留在巴黎的,我不喜欢呆在外省

女:嗯

男:而且她也在巴黎

女:哦,原来你是按地方选的。可是你今年要去外省读书了啊,怎么办?

男:……

 

 

Dialogue 4

女:我是想争取把这学年的成绩提到12分以上,上学期才11,7,这次至少要12,3才行

男:哇,这么低的成绩还想报※※※?

女:是吗?你觉得我没希望了吗?

男:……

(女:我会努力的)

 

 

Dialogue 5

女:你不想拉着我的手走吗?

男:不想

女:那算了

男:……

 

 

 

Dialogue 6

女L:现在可以轻松了吗?

女L':暂时的

女L:下一步棋该怎么走?

女L':要等到7月,现在好好实习,给公司做出点贡献,然后跟老板说拜拜

女L:加油,我相信你一定能做到

女L':一切都还没有结束,游戏才刚刚开始……

June 04

情在婚外

 

 

突然想总结一下我看过的争议电影,发现主题始终围绕婚外恋迂回发展。敏感的话题最能吸引眼球。

 

——《廊桥遗梦》是我大学时代印象最深的一部,也是所有婚外情题材电影里最喜欢的一部,影片没有铁疙瘩号那么目的性较强地商业化感人,但是我看得眼泪不断。一起生活了十几年的老公,和44夜激情缠绵的男主角,她的选择正如我所企盼,是前者。当时就这么哭了,不是为爱情惋惜,而是被一个女人的伟大牺牲所感动。

 

我惊讶当时自己竟然如此理解,在还没遇到初恋之前。拜琼瑶席娟于晴岑凯伦所赐,帮我树立了一个较为正确的爱情观,去掉其中幼稚,浪漫过份和不现实的部分,那就是——相信偕老的爱情。书本上的love story看太多了,以悲剧最为凄美动人,归于现实,我的故事一样动人。若干年过去,我后知后觉,其实初恋成功才是悲剧。

 

此片唯一败笔,是画蛇填足地加上了长大后的儿子和女儿,以对话方式来回忆母亲的经历总结爱情的真谛。这不是多余么?此片精邃观众都已看透理解并感动得哭哭啼啼了,还用得着后辈用冗长的对话再conclusion嘛?

 

 

——《失乐园》by渡边淳一,被称为日本版《廊桥遗梦》。原著和电影都看过。看书是因为名字吸引我,看电影是因为书都看了那不如再看一遍电影。可是一旦涉及到三***情节,画面总比文字先侵入大脑,所以原书的内容我已经忘的一干二净了,但是得出结论:没有卫慧大胆,没有村上艺术。本Miss将此片定义为婚外性题材。女主角和老公夫妻生活不和谐,男主角也早已厌倦了索然无味地老伴,于是出去约会便直奔主题。最后二位选择在床上登峰造极之时共吞烈性毒药做此了断,实现了“逍遥到死”。难为了两位上了年纪的男女主角(都已不惑),一把老骨还要在床上展示高难度造型。

 

让我们从艺术的角度观赏此片,整部作品节奏偏慢(除去个别情节),灯效较为失败,让画面整体泛红,尤其是只剩下皮肤颜色的时候,让人不禁想起烧乳猪,却提不起食欲。女主角身材一般,偏瘦,目测34B,男主角无印象,时间太长记不清了,毕竟没有a片特写(注:我指americain片)。片中让人措手不及的是,前一秒男女彬彬有礼衣冠楚楚,后一秒就已经一丝不挂震耳欲聋了。导演似乎忘记了某一阶段的重要作用,这个错误实在不该让晚辈指出。以这种变态极端的寻短之见当时让我百思不解,死得又难看又没面子还会臭名远扬,后来考虑到国籍原因,心存理解。

 

 

——《一声叹息》,被称为中国版《廊桥遗梦》。在有中国特色现代化的社会主义背景下,电影是纯洁的,人们也是纯洁的。从头到尾好像都没看到过一个kiss镜头,如果连我都没有印象,那就是肯定没有了。倒是有一句台词,报纸上评得沸沸扬扬,“摸着你的手,就像摸自己的手……如果砍了你的手,疼得却是我的手”类似这样绕口令的台词我记不清了,大意如此。电影是讲一个作家(张国立)爱上了一位年轻漂亮可以给他写作灵感的女孩(刘蓓),但屈服在老婆(徐帆)的哭闹纠缠挽留之下。两位女主角演员选得非常适合,看过该片3年后我仍然记得刘蓓爬在树上银铃般的笑声,和徐帆蓬头垢面歇斯底里然后霎时无助的表情。

该片编剧王朔,冯小刚职导。冯导的片子总能找个合适的或大或小的位置给他老婆。故事一如王朔的批判现实主义风格,看完后感觉压抑,走出影院,我深深地吸了一口气,不,是叹息了一声。

 

我只喜欢冯导的2部片子,其他的不是不喜欢,看过笑过就忘记的,除了上述,还有一部《手机》。这部名为贺岁的贺岁片早已超出了贺岁片本来的含义,没有让人欢度新年反而陷入沉思。故事也涉及到了婚外情,不过引起的争议是和央视名嘴。戴上假发的葛优竟然可以这样帅,帅的让我看了10mn才认出来。

 

 

以上3部都是34年前在国内看的,记忆犹新,今日大考完毕轻闲悠哉,写来自娱自乐。

 

                                                                                           Sévran, France

June 03

France : Dominique de Villepin missionné pour la lutte contre le chômage _fenetreeurope.fr

Jacques Chirac a nommé le 31 mai, un de ses fidèles, Dominique de Villepin au poste de Premier ministre en remplacement de Jean-Pierre Raffarin, avec comme priorité affichée par le président: la lutte contre le chômage.

Dominique de Villepin a été nommé Premier ministre en remplacement de Jean-Pierre Raffarin démissionnaire après trois ans de mandat. Le nouveau gouvernement français sera connu d'ici la fin de la semaine mais, d'ores et déjà, Nicolas Sarkozy fait son retour au ministère de l'Intérieur tout en conservant son poste de président de l'UMP. Une concession de taille qu'a dû accepter, "dans un esprit de rassemblement", le président de la République qui, le 14 juillet dernier, avait fermement condamné le cumul des fonctions de ministre et de président d'un parti.

Si la nomination de Dominique de Villepin est fraîchement accueillie, elle n'est approuvée que par un tiers (36 %) des Français, selon un sondage réalisé le 1er juin par Ipsos pour Le Monde et France 2, par contre le retour de Nicolas Sarkozy au gouvernement est apprécié.

Fidèle de Jacques Chirac, Dominique de Villepin, fut notamment secrétaire général de la présidence de la République, de mai 1995 à mars 2004, avant d'être nommé à cette date au poste de ministre des Affaires étrangéres. Il avait à cette époque marqué la scène internationnale, le 14 février 2003, par un remarquable discours à l'ONU contre la guerre en Irak. Il était depuis mars 2004 ministre de l'Intérieur.

Le nouveau premier ministre devra mettre en application l'engagement du président de la République, après le séisme du 29 mai, de donner "une nouvelle impulsion à la France" avec comme priorité l'emploi "dans le respect de notre modèle français". Dominqie de Villepin s'est donné, hier sur TF1, cent jours pour redonner confiance aux Français affichant "Pragmatisme, détermination, ambition pour notre pays." Il risque de se trouver rapidement écartelé entre les revendications sociales relancées par le succès du "non" et la pression libérale de sa majorié.

Villepin dévoile son gouvernement_lefigaro.fr

 

Villepin dévoile son gouvernement
Le gouvernement compte parmi ses poids lourds Nicolas Sarkozy (Intérieur), seul ministre d'Etat, Michèle Alliot-Marie (Défense), Philippe Douste-Blazy (Affaires étrangères), Jean-Louis Borloo (Cohésion sociale) et Thierry Breton (Finances), selon la liste rendue publique jeudi par l'Elysée. Composé de 31 ministres et ministres délégués, il comprend également l'UDF Gilles de Robien, ministre des Transports et du Logement sortant, nommé ministre de l'Education nationale. Parmi les principaux sortants figurent notamment François Fillon et Michel Barnier. Le premier Conseil des ministres de ce gouvernement est prévu vendredi à 16h00, a annoncé l'Elysée.

Les ministres du nouveau gouvernement :

Ministre d'Etat, ministre de l'Intérieur et de l'Aménagement du territoire : Nicolas Sarkozy

Ministre des Affaires étrangères : Philippe Douste-Blazy

Ministre de la Défense : Michèle Alliot-Marie

Ministre de l'Emploi, de la Cohésion sociale et du Logement : Jean-Louis Borloo

Ministre de l'Economie, des Finances et de l'Industrie : Thierry Breton

Ministre de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche : Gilles de Robien

Garde des sceaux, ministre de la Justice, : Pascal Clément

Ministre des Transports, de l'Equipement, du Tourisme et de la Mer : Dominique Perben

Ministre de la Santé et des Solidarités : Xavier Bertrand

Ministre de l'Agriculture et de la pêche : Dominique Bussereau

Ministre de la Fonction publique : Christian Jacob

Ministre de la Culture et de la Communication : Renaud Donnedieu de Vabres

Ministre de l'Ecologie et du Développement durable : Nelly Olin

Ministre de l'Outre-Mer : François Baroin

Ministre des Petites et Moyennes entreprises, du Commerce, de l'Artisanat et des Professions libérales : Renaud Dutreil

Ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative : Jean-François Lamour

May 31

Miss Canada couronnée Miss Univers 2005_lemond.fr

La jeune femme, née en Russie et qui avait émigré à l'âge de 12 ans à Toronto, a hérité de la couronne de l'Australienne Jennifer Hawkins. | AFP/PORNCHAI KITTIWONGSAKUL
AFP/PORNCHAI KITTIWONGSAKUL
La jeune femme, née en Russie et qui avait émigré à l'âge de 12 ans à Toronto, a hérité de la couronne de l'Australienne Jennifer Hawkins.

Cliquez pour agrandir l'image
Adepte des sports de plein air, la Canadienne est mannequin.  | AP/RUNGROJ YONGRIT
AP/RUNGROJ YONGRIT
Adepte des sports de plein air, la Canadienne est mannequin.
 
Elle est brune. Elle a les yeux bleus et elle est âgée de 23 ans. D'origine russe, elle est canadienne et s'appelle Natalie Glebova. Mais elle est désormais plus connue pour être Miss Univers 2005.

Reconstruction du gouvernement français_lefigaro.fr


Deux hommes, deux styles, deux ambitions...
Nicolas Sarkozy et Dominique de Villepin sont en première ligne pour succéder à Jean-Pierre Raffarin.

Jacques Chirac cherche la parade
Le nom du successeur de Jean-Pierre Raffarin sera connu aujourd'hui. Face à l'ampleur du non au référendum sur la Constitution européenne, Jacques Chirac a multiplié hier les consultations en vue du futur gouvernement. Retour sur une journée cruciale pour la France et pour l'Europe.

n 8 h 30, Villepin à pied à Matignon

n 9 h 35, Raffarin part «se promener».

n 10 heures, Hollande réunit sa garde rapprochée.

n 10 h 15, Défilé à l'Elysée.

n 11 h 30, la vérité des résultats électoraux.

12h30, Juppé jette un froid. Sur son blog, l'ancien maire de Bordeaux appelle à son tour à un «changement» d'équipe gouvernementale et de politique.

13h30, Borloo y croit encore. Le ministre de la Cohésion sociale s'inquiète du «climat social de ce pays».

15 heures, la colère de Guillaume Sarkozy.

16 heures, Claude Chirac entre en scène.

19 heures, le calendrier se cale. Vingt-quatre heures après le tsunami du non, Jacques Chirac met en place son calendrier et ses équipes.

May 30

Référendum 2005_lefigaro.fr

 

Le traité constitutionnel européen a été repoussé hier à une forte majorité par les électeurs qui se sont mobilisés avec force lors de ce scrutin
Les Français disent massivement non à la Constitution européenne 

C'est non. Les Français ont rejeté hier à une majorité d'environ 55% le traité «établissant une Constitution pour l'Europe». Le non a obtenu 54,87% des suffrages exprimés, selon une totalisation du ministère de l'Intérieur, communiquée à 1 h 30 du matin et portant sur 99,60% des inscrits. Le taux d'abstention a atteint 30,26%, un taux quasiment égal à celui du référendum du traité de Maastricht (30,3%).


Annoncée par les sondages la semaine dernière, après trois mois qui avaient vu les intentions de vote connaître d'importantes fluctuations, la majorité qui s'est manifestée contre la ratification va conduire l'ensemble de la classe politique à d'importantes remises en question. Selon un sondage Ipsos, c'est d'abord parce qu'ils sont mécontents de la situation économique et sociale en France que les Français ont voté majoritairement non. Et l'analyse du scrutin par département montre que ce sont souvent les régions les plus ouvrières et les plus touchées par le chômage qui ont voté non le plus largement. Ainsi le non atteint-il 69,50% dans le Pas-de-Calais, 66,80% dans la Somme, 61,9% dans le Nord.


Les électeurs ont rejeté d'un même mouvement une manière de faire l'Europe, censée être trop libérale, et la politique gouvernementale, jugées responsables ensemble des difficultés sociales et de la persistance du chômage. C'est une sanction pour le gouvernement et un avertissement adressé au président de la République. Certains ont estimé que c'était son mandat de président de la République qui était atteint.


C'est le cas à droite de Philippe de Villiers, qui a parlé de «crise politique majeure», que «seul le président de la République peut dénouer, de deux manières, soit par sa démission, soit par la dissolution de l'Assemblée nationale». C'est le cas aussi de Jean-Marie Le Pen, qui a invité le chef de l'État à «tirer les conséquences normales du résultat de ce référendum» en démissionnant. C'est le cas encore, à gauche, de Jean-Luc Mélenchon, sénateur socialiste partisan du non, qui a demandé à Jacques Chirac de «se soumettre ou se démettre», de Robert Hue, selon qui Jacques Chirac doit tenir compte «de la large victoire du non au référendum».


A ces remises en cause de la légitimité du chef de l'État ont répondu, dès hier soir, les témoignages de soutien à Jacques Chirac de la part de plusieurs membres du gouvernement. Ainsi Gilles de Robien a-t-il estimé qu'il fallait «faire bloc pour vaincre cette difficulté derrière ce qui est légitime aujourd'hui, c'est-à-dire un président de la République élu pour cinq ans et qui va représenter la France dans des représentations européennes ou internationales où il n'a pas besoin d'être affaibli à l'intérieur de son pays».


Intervenant à la télévision en milieu de soirée, Jacques Chirac a implicitement écarté hier toute éventualité de démission : «Nous avons devant nous des échéances importantes. Le 16 juin, le Conseil européen se réunira à Bruxelles. J'y défendrai les positions de notre pays en tenant compte du message des Françaises et des Français», a assuré le président de la République.

May 26

Rélutats_2005 Cannes

Photo du jour

© AFP

Jean-Pierre Dardenne, Emir Kusturica et Luc Dardenne




La montée des marches de la Palme d'Or

© AFP
Les frères Luc et Jean-Pierre Dardenne, la Palme d'Or entre les mains, ont effectué cette dernière montée des marches de la 58ème édition du Festival de Cannes pour la projection du film primé L'Enfant. Les Jurés - Javier Bardem, Salma Hayek, Nandita Das, John Woo, Benoît Jacquot, Agnès Varda, Fatih Akin et Toni Morrison - étaient tous réunis autour de leur Président Emir Kusturica en haut des marches du Palais pour accueillir et féliciter les cinéastes belges.



La Rencontre du Jury avec la presse

© AFP
Pour la deuxième fois dans l'histoire du Festival de Cannes, le Jury a l'occasion de s'expliquer sur le choix du Palmarès. En conférence de presse, le Président du Jury Emir Kusturica et les Jurés Javier Bardem, Salma Hayek, Nandita Das, Agnès Varda, Benoît Jacquot, John Woo, Fatih Akin et Toni Morrison ont répondu aux questions des journalistes. Extraits choisis.

Le Président Emir Kusturica sur le travail du Jury : "Le Jury a essayé de choisir les films qui synthétisaient le plus grand nombre d'aspects liés au cinéma, y compris l'intérêt du public ou encore un thème qui conserve son intégrité artistique. Ce processus a été à la fois facile et difficile à appliquer. Mais en fin de compte, nous avons partagé la plupart des choix, car les divergences entre nous étaient extrêmement minimes. Il y avait deux ou trois films qui couvraient toutes les questions que nous nous posions, des films à la fois artistiques et intéressants pour le public. Il y a eu évidemment un processus d'élimination difficile, mais cela ne veut pas dire que les films éliminés n'étaient pas bons. Je crois que ce Festival rend heureux tous ceux qui repartent avec un Prix. Nous avons accompli notre mission, tout en nous séparant bons amis."

Agnès Varda sur les relations dans le Jury : "J'ai trouvé l'expérience tout à fait passionnante. C'était très intéressant de travailler avec ces personnes issues de pays et de cultures différents, à des âges différents avec des mentalités variées. Emir Kusturica s'est imposé comme le commandant dès le premier jour, mais néanmoins, il a eu une attitude très démocratique, car il nous a écoutés beaucoup plus qu'on s'y attendait (rires). En ce qui concerne les choix, nous avons pris en compte les films qui avaient un point commun à nous tous. Personnellement, j'aimais plus que les autres Caché et L'Enfant. Puis, il y a eu Broken Flowers. Nous étions d'accord pour dire que nous apprécions ce film, pas autant que Emir ! (rires) Mais c'était un très bon choix à l'arrivée. Nous nous sommes mis d'accord, car il fallait respecter l'esprit de groupe. Il nous fallait trouver un film que nous comprenions bien et acceptions tous."

Nandita Das sur son expérience de Jurée : "Cela a eu un énorme impact sur ma vision du cinéma. Ce fut un grand honneur de faire partie de ce Jury. Après onze jours, malgré les désaccords entre nous, nous sommes là, parlant d'une seule voix pour donner notre avis. C'est un processus qui s'est avéré extrêmement enrichissant. Chacun d'entre nous a bien campé sur ses positions, chacun a apporté toute son expérience et sa force de conviction au débat. J'ai pu également apporter le peu que je pouvais en matière d'expérience ou de culture. Nous parlions aussi d'autre chose, de la vie, de la société, du monde en général, car le cinéma n'est autre que le reflet de ce qui se passe dans le monde. J'ai pu ainsi apprendre en tant qu'actrice et personne. Je remercie beaucoup Gilles Jacob de m'avoir choisie comme Jurée et de m'avoir permis de vivre cette expérience. Cela aura une influence sur moi pendant longtemps."

Emir Kusturica sur sa responsabilité de Président : "L'idée est de ne pas être rigide. Nous avons choisi une voie médiane. Le mot "compromis" serait mal choisi, mais L'Enfant est un film dont nous n'avons pas à avoir honte, bien au contraire. Nous en sommes fiers, car il contient tous les éléments que nous souhaitions y trouver : un thème très fort avec une forme minimaliste. La compétition à Cannes ne ressemble pas à une course de 100 mètres, on ne peut pas dire que le film qui a remporté la Palme d'Or était le vainqueur évident... Il y avait d'autres films qui pouvaient prétendre à la Palme."

Emir Kusturica sur le rôle du Festival de Cannes : "S'il n'y avait pas Cannes ou d'autres festivals, nous ne pourrions pas nous rencontrer et communiquer dans le cadre de la diversité culturelle. Nous sommes très heureux de découvrir ici, à Cannes, des films mexicains de grande valeur, des films chinois très intéressants. Sans ce Festival, nous ne pourrions pas avoir de reconnaissance internationale. Jim Jarmusch est venu ici à une époque où ses films ne pouvaient même pas être distribués aux Etats-Unis. Sans Cannes, il serait impossible de se faire ouvrir les portes. Le jour où vous êtes primé ici, cela change complètement votre vie en tant que réalisateur. On est perçu plus clairement. En outre, le Festival de Cannes abolit la notion d'uniformité.(...) Si on veut apporter son propre cinéma et sa propre culture, le meilleur endroit pour le faire reste Cannes."

Emir Kusturica sur le choix de Shanghai Dreams : "Dans tout l'éventail de sentiments que nous cherchions - l'individualité, l'histoire, le social, la famille - c'était le film le plus fort. Nous étions très contents des interprétations du père et de la fille. C'était le seul film qui avait des éléments de roman sur une période où l'histoire et la politique affectaient les familles chinoises."

Emir Kusturica sur les films de David Cronenberg, Lars Von Trier, Wim Wenders :"A History of Violence, Manderlay, Don't Come Knocking font partie des films qui font un grand festival. Nous voulions redécouvrir cet événement par la modernité du langage où le fond est lié à la forme. Jamais il n'a été question de penser qu'un film était meilleur qu'un autre : ça n'existe pas de tout façon. Notre décision a été faite en fonction de notre conception de départ. Or, ces films ne correspondaient pas dans l'ensemble aux principes que nous avions décidé de suivre."

Salma Hayek sur Trois Enterrements de Tommy Lee Jones : "C'est un film brillant dont l'action se déroule dans un monde de machos qui ne sont pas des stéréotypes. Dans les westerns, la vie est réduite à sa plus simple expression : lorsqu'un personnage meurt, l'histoire continue quand même. Dans ce film, il y a une seule mort, qui s'avère être un accident. Et le poids de cette mort et la valeur de cette vie humaine occupent tout le reste du film. C'est difficile d'oublier cette mort, à tel point que le poids de cette disparition est porté par tous ceux qui ont entouré cet homme. C'est un film anti-machiste, c'est un homme qui défend le droit d'être un homme. C'est pas seulement une histoire de vengeance, de colère ou de violence."

Nandita Das sur Hanna Laslo, lauréate du Prix d'interprétation féminine : "Emir souhaitait remettre un prix collectif pour les trois actrices de Free Zone d'Amos Gitaï. Effectivement, le film parlait de ces trois femmes. Il y en avait toutefois une qui était plus puissante que les autres, elle portait le film sur ses épaules. Le fait qu'il s'agisse d'une histoire à trois personnages ne veut pas dire qu'elles devaient recevoir cette récompense. Nous avons discuté ce choix, parce que "El Commandente" a été un dictateur très gentil. (rires) Il a finalement cédé. C'était la seule personne qui méritait cette récompense."

Agnès Varda à propos de l'hommage rendu par les frères Dardenne à Florence Aubenas et Hussein : "Benoît Jacquot et moi, en tant que représentants de la France dans le Jury, étions très contents que les frères Dardenne aient dédié leur Palme à Florence Aubenas et Hussein, enfermés en Irak... Quand nous en avons discuté entre nous, je me rappelle à quel point c'était important de donner notre soutien à ces deux personnes."



Le Prix Norman-McLaren remis au cinéaste ukrainien Igor Strembitskyy pour "Podorozhni"
L'Office national du film du Canada a remis ce matin à la Plage des Palmes et en présence de Mme Véronique Cayla, directrice générale du Festival de Cannes, et de M. Edward Yang, Président du Jury de la Cinéfondation et du court métrage, le Prix Norman-McLaren au lauréat de la Palme d'Or du court métrage, le cinéaste ukrainien Igor Strembitskyy pour Podorozhni. Créé sous l'égide du Festival de Cannes en l'honneur de ce génie du court métrage, ce Prix est doté d'une bourse de 3 000 euros (avec une offre optionnelle de distribution internationale pour son film ou une proposition de coproduction/investissement pour son prochain court métrage) et sera remis chaque année au lauréat de la Palme d'Or du court métrage.


Flashback sur le samedi 21 mai

© AFP
Cette 58ème édition du Festival de Cannes s'est achevée avec la remise de la Palme d'Or par le Président du Jury Emir Kusturica. Ce sont les frères réalisateurs Luc et Jean-Pierre Dardenne qui ont reçu cette haute distinction pour L'Enfant, un film sur la paternité interprété par Jérémie Rénier et Déborah François. Jim Jarmusch a quant à lui remporté le Grand Prix pour son film Broken Flowers. Egalement présents au palmarès : Hanna Laslo, gagnante du Prix d'interprétation féminine pour sa performance dans Free Zone de Amos Gitaï, et Tommy Lee Jones, lauréat du Prix d'interprétation masculine pour sa prestation dans The Three Burials of Melquiades Estrada (Trois Enterrements).

La réalisatrice Martha Fiennes et les comédiens Ralph Fiennes, Kristin Scott Thomas, Penélope Cruz, Rhys Ifans, Damian Lewis et Ben Chaplin avaient pour leur part fait le déplacement sur la Croisette pour la présentation hors compétition et en clôture du Festival de Chromophobia, un drame britannique sur la désintégration d'une famille bourgeoise londonienne.



Palme d'Or : "L'Enfant" de Jean-Pierre et Luc Dardenne

© AFP
Morgan Freeman et Hilary Swank, tous deux à l'affiche du dernier film de Clint Eastwood Million Dollar Baby, ont décerné aux frères réalisateurs Jean-Pierre et Luc Dardenne la Palme d'Or de cette 58ème édition du Festival de Cannes pour L'Enfant.

"Tout d'abord merci au Jury d'avoir aimé notre film, ont déclaré les deux frères. Merci beaucoup ! Merci à tous ceux qui nous ont permis de mener cette aventure. En ce moment, on pense particulièrement à nos deux comédiens principaux Jérémie Rénier et Déborah François. Merci beaucoup à vous deux. Merci aussi à notre producteur français Denis Freyd qui a été très précieux pour ce film. Nous voudrions dédier cette Palme à Florence Aubenas et son chauffeur Hussein qui sont enfermés en Irak."

En conférence de presse des lauréats, les frères Dardenne ont ajouté : "Les étiquettes ne sont jamais positives. C'est le problème de tous les gens qui font des films, de l'art pour employer un terme plus général. A un moment donné, il faut faire attention à ne pas s'installer dans une forme de cinéma. Comme dirait l'autre, "la plus grande manière est de ne pas avoir de manière". C'est ce qu'on espère effectivement, que le film dépasse toujours son étiquette."



Grand Prix : "Broken Flowers" de Jim Jarmusch

© AFP
Le Grand Prix a été remis par Fanny Ardant au réalisateur Jim Jarmusch pour Broken Flowers.

"Je suis sans voix, a-t-il dit. C'est avec fierté que j'accepte cette récompense au nom de toutes les personnes qui ont fait ce film. Nous sommes tous d'une importance égale lors du tournage d'un film. Merci à toutes les personnes qui ont rendu ce film possible, Bill Murray en particulier. Sans lui, je n'aurais pas pu écrire ce scénario. Et je remercie ce Jury très étrange, le Festival de Cannes qui m'a accueilli si gracieusement depuis de si longues années, Thierry Frémaux, Gilles Jacob qui est l'un des derniers gentlemen de cette planète. Merci à tous."

Et d'ajouter : "J'aimerais dire rapidement que je ne crois pas en la concurrence au niveau de l'expression artistique. C'est un honneur d'être sélectionné dans cette compétition aux côtés d'autres grands cinéastes tels que Atom Egoyan, David Cronenberg, Amos Gitaï, Lars Von Trier, Gus Van Sant, Johnnie To et Monsieur Hou Hsiao-Hsien dont je suis son étudiant, Wim Wenders qui a été très généreux avec moi quand j'ai commencé à tourner mes films il y a vingt ans, et Robert Rodriguez. J'aimerais accepter cette récompense au nom de tous les cinéastes qui suivent leur coeur et réalisent des films en étant fidèles à leur vision. Nous faisons tous partie de la même famille et j'ai l'honneur de faire partie de cette famille."



Prix d'interprétation féminine : Hanna Laslo pour "Free Zone" de Amos Gitaï

© SEBASTIEN BOSSI
Le Prix d'interprétation féminine a été attribué par Ralph Fiennes à Hanna Laslo pour sa performance dans Free Zone de Amos Gitaï.

"Je suis très émue, c'est tellement formidable d'être là sur cette scène, a déclaré l'actrice. Je veux partager ce Prix avec Amos Gitaï, mon réalisateur qui m'a donnée cette chance et a cru en moi. Je veux aussi partager cette récompense avec ma mère, qui est une survivante de l'Holocauste, du camp d'Auschwitz. Je pense à tous les survivants de l'Holocauste qui sont encore de ce monde et à toutes les victimes de tous les bords, Arabes et Palestiniens. Il serait grand temps que nous commencions à nous réunir et à discuter pour essayer de résoudre les problèmes."

Lors de la conférence de presse des lauréats, l'actrice a ajouté à propos de Free Zone : "Ce film a le mérite d'aborder avec humour un sujet politique [le conflit israélo-palestinien] qui peut paraître ennuyeux. Tout n'est pas dramatique. Mon personnage voit le côté amusant de la vie... Amos est un réalisateur aux réactions inattendues. Ce que j'aime chez lui, c'est que le scénario n'est qu'une forme de recommandation, et il attend de vous que vous fassiez preuve de créativité et que vous sachiez improviser."



Prix d'interprétation masculine : Tommy Lee Jones pour "The Three Burials of Melquiades Estrada (Trois Enterrements)"

© AFP
Le Prix d'interprétation masculine, remis par Penélope Cruz, est allé à Tommy Lee Jones pour sa prestation dans The Three Burials of Melquiades Estrada (Trois Enterrements).

Lors de la remise de ce prix, l'acteur et réalisateur américain a déclaré : "Merci beaucoup ! J'aimerais remercier les personnes qui ont cru en ce film, qui m'ont nourri et habillé tous les jours. Je commencerai par ma femme, les personnes du Mexique du Nord, dans l'Ouest du Texas, Pierre-Ange Le Pogam, Luc Besson, Chris Mangus et tous les spectateurs à la grande ouverture d'esprit, qui sont venus voir le film hier soir. Merci beaucoup de tout mon coeur !"

Lors de la conférence de presse des lauréats, Tommy Lee Jones a ajouté : "Bien sûr, je suis le premier surpris, et plus que jamais honoré d'être récompensé par le plus prestigieux des festivals dans le monde... C'est pour cette raison que l'on devient un acteur ou un réalisateur : pour apprécier à un moment de votre vie la communion de 3 000 personnes qui viennent juger votre travail."



Prix de la mise en scène : Michael Haneke pour "Caché"

© AFP
Le Prix de la mise en scène a été remis par Kristin Scott Thomas à Michael Haneke pour Caché.

"Merci au Festival, merci aux membres du Jury qui ont défendu mon travail, a déclaré le cinéaste autrichien. Merci à tous ceux qui m'ont aidé à faire ce film. Je commence par ma femme qui m'a supporté pendant tout ce temps, qui a été la première à me critiquer, à mes producteurs Margaret Menegoz et Veit Heiduska, à toute l'équipe avec qui je travaille depuis des années. Merci naturellement à mes acteurs qui malheureusement ne sont pas ici aujourd'hui : Daniel Auteuil, Juliette Binoche, Maurice Bénichou, Walid Afkir, tous ceux qui sont l'âme de mon film. Je vous salue, je vous aime. A la prochaine. Merci."

A la conférence de presse des lauréats, Michael Haneke a ajouté : "Caché sortira en France en octobre prochain, de même qu'en Autriche. Il s'est vendu presque partout dans le monde, à deux exceptions près. Pour mon prochain film, je vais filmer l'opéra "Don Juan"."



Prix du scénario : Guillermo Arriaga pour "The Three Burials of Melquiades Estrada (Trois Enterrements)" de Tommy Lee Jones

© AFP
Remis par Zhang Ziyi, le Prix du scénario a été attribué à Guillermo Arriaga, le scénariste de The Three Burials of Melquiades Estrada (Trois Enterrements) de Tommy Lee Jones.

"C'est un énorme honneur d'être là, c'est la première fois que je porte un costume de ce type de ma vie, a déclaré le scénariste d'origine mexicaine. Je veux partager cette récompense avec Luc Besson qui a produit ce projet. J'aimerais partager aussi ce Prix avec les comédiens Barry Pepper, Tommy Lee Jones, Julio César Cedillo. Je ne serais pas là sans l'aide de notre magnifique producteur Michael Fitzgerald. Et je ne serai pas là non plus sans Monsieur Tommy Lee Jones qui m'a vraiment aidé à écrire le scénario. Son travail, sa générosité, sa patience étaient constamment présents. Merci Tommy ! Et enfin, j'aimerais la partager avec mes parents, mon fils, ma fille et mon amour sans qui je ne pourrai écrire un seul mot. J'ai une pensée pour les Mexicains, spécialement ceux de l'autre côté de la frontière qui cherchent une meilleure façon de vivre."

Lors de la conférence de presse des lauréats, Guillermo Arriaga a ajouté : "C'est l'un des plus grands moments de ma vie. Lorsque j'étais jeune, je suis venu en Europe et j'ai visité le Palais, j'ai alors dit à mon frère qu'un jour j'y retournerai en montant les marches. Et ce jour est enfin venu."



Prix du Jury : "Shanghai Dreams" de Wang Xiaoshuai

© AFP
Le Prix du Jury a été remis par Lambert Wilson et Valérie Lemercier au réalisateur Wang Xiaoshuai pour son film Shanghai Dreams.

"Merci à l'ensemble du Jury, merci au Président Emir Kusturica, a déclaré Wang Xiaoshuai. Merci au Festival de Cannes. Je voudrais remercier aussi l'ensemble des personnes qui ont travaillé sur ce film : mes comédiens bien sûr, mon chef opérateur, mon producteur Pi Li. Et il y a quelque chose d'important que je voulais vous dire : vous m'avez remis un précieux cadeau, car aujourd'hui à l'heure chinoise, c'est mon anniversaire. Je voudrais enfin remercier mes parents qui regarderont sûrement la télévision demain. Je sais maintenant pourquoi il y a 39 ans ils m'ont mis au monde. Merci !"

Lors de la conférence de presse des lauréats, Wang Xiaoshuai a ajouté : "C'est le plus beau des cadeaux pour mon anniversaire. C'est un grand honneur d'être présent, car ce projet a été difficile à réaliser, notamment pour trouver l'argent et assurer la production. Le simple fait d'être sélectionné à Cannes va énormément aider la carrière du film. Nous pensions le sortir en Chine en août, mais étant donné qu'il vient de recevoir ce prix, nous allons avancer la sortie en juin."



Caméra d'Or ex-aequo : "Sulanga Enu Pinisa (La Terre Abandonnée)" de Vimukthi Jayasundara et "Me and You and Everyone we Know (Toi, Moi et tous les Autres)" de Miranda July

© AFP
Abbas Kiarostami et Milla Jovovich ont décerné la Caméra d'Or ex-aequo à Sulanga Enu Pinisa (La Terre Abandonnée) de Vimukthi Jayasundara, présenté dans la section Un Certain Regard, et à Me and You and Everyone we Know (Toi, Moi et tous les Autres) de Miranda July, présenté dans le cadre de la Semaine Internationale de la Critique.

"Merci aux Jurés, merci à ce Festival de m'avoir reçue, a déclaré la réalisatrice américaine Miranda July. Je suis encore étonnée d'être arrivée jusqu'ici. Merci au public qui a été formidable, les adultes comme les enfants qui ont vu mon film. Merci à MK2 et ma société de production. Etre reconnue comme ça pour un premier film, c'est comme si quelqu'un me disait : "Tu es bien comme ça, tu peux continuer ainsi"." Vimukthi Jayasundara a également exprimé ses remerciements : "Bonsoir, merci beaucoup aux membres du Jury. C'est un Prix pour l'Asie et le Sri Lanka, je suis très fier. Merci beaucoup !"

A la conférence de presse des lauréats, Miranda July a ajouté : "Aux Etats-Unis, mon film sortira en salles d'abord à New York le 17 juin et dans le reste du pays en juillet. Il a trouvé un distributeur dans chaque pays, à l'exception peut-être de l'Allemagne... Cette grande journée a débuté pour moi il y a quinze heures lorsque j'ai reçu un appel à Seattle me demandant de prendre un taxi et de me rendre à l'aéroport. J'ai filmé mon voyage et le résultat sera visible sur mon site web demain matin."



Palme d'Or du court métrage : "Podorozhni" de Igor Strembitskyy / Mention spéciale : "Clara" de Van Sowerwine

© AFP
Décernées par le Jury du court métrage et de la Cinéfondation présidé par Edward Yang, la Palme d'Or du court métrage est allée à Podorozhni de Igor Strembitskyy et la Mention spéciale à Clara de Van Sowerwine.

Le réalisateur ukrainien Igor Strembitskyy a déclaré lors de cette remise de prix : "Je suis heureux que vous ayez su apprécier les efforts et je suis très heureux également pour l'Ukraine. Merci beaucoup !"

Lors de la conférence de presse des lauréats, ce dernier a ajouté : "J'ai 31 ans et c'est le premier film que je fais en 35mm. Il m'a fallu trois ans pour le réaliser, car la situation du cinéma dans mon pays est délicate. Je l'ai tourné en utilisant 120 mètres de "chutes". Je pense que tous ces problèmes ont contribué à faire un bon film." L'Australienne Van Sowerwine a quant à elle souligné : "C'est mon premier film produit, mon premier film en 35mm et c'est un film d'animation."

May 24

Textiles : les Vingt-cinq d'accord avec la Commission _fenetreeurope.fr

Mardi 24 Mai 2005

Textiles : les Vingt-cinq d'accord avec la Commission

Les représentants des 25 pays membres au sein du comité textiles de l'Union européenne ont approuvé hier la proposition du commissaire européen au Commerce, Peter Mandelson, visant l'ouverture de négociations formelles avec la Chine sur les tissus en fil de lin et les tee-shirts.

La Commission européenne doit encore se prononcer officiellement sur cette recommandation mercredi, au lendemain de la rencontre de Peter Mandelson, avec le responsable chinois chargé des négociations sur le dossier "textiles", Gao Hucheng. La notification formelle à la Chine aura lieu avant le 31 mai. Pékin disposera alors de 90 jours pour prendre des mesures.

Peter Mandelson a déclaré souhaiter trouver un accord satisfaisant pour les deux parties tout en avertissant que l'Union européenne pourrait prendre des mesures de sauvegarde en cas d'échec des discussions.

May 22

A J-8, le non à la Constitution demeure majoritaire

A J-8, le non à la Constitution demeure majoritaire
LEMONDE.FR | 21.05.05 | 19h12  •  Mis à jour le 22.05.05 | 21h07


Fermez les chapitres de l'article interactif que vous ne souhaitez pas imprimer.


Le non reste en tête des intentions de vote

Le "non" à la Constitution européenne est à nouveau donné vainqueur avec 52 % des intentions de vote à une semaine du référendum en France, selon un nouveau sondage publié dimanche 22 mai par l'institut Louis-Harris pour Libération à paraître lundi et I-TELE.

Une enquête de l'institut IFOP publiée la veille donnait également le "non" gagnant avec 52 % contre 48 % pour le "oui".Il s'agit du septième sondage consécutif donnant le non vainqueur au référendum du 29 mai.

Parmi les personnes interrogées, 71 % se disent "sûres" de leur choix, 20 % assurent pouvoir changer d'avis d'ici une semaine et 9 % ne se prononcent pas, selon l'enquête Louis-Harris réalisé entre les 20 et 21 mai auprès de 1 006 électeurs.

Ces nombreux indécis qui pourraient faire pencher la balance, sont courtisés avec ardeur par les camps du "oui" et du "non", qui multiplient rassemblements et interventions publiques à une semaine de ce référendum crucial pour l'avenir de l'Europe.

La France, pays de 62 millions d'habitants et cofondateur de la construction européenne, avait adopté en 1992 de justesse le traité de Maastricht sur la création de l'euro par voie référendaire (51,01 %).

Avec AFP

Nouvelle intervention de M. Chirac et fatigue de M. Sarkozy

Le président de la République interviendra de nouveau cette semaine en faveur du "oui" au référendum du 29 mai pour la Constitution européenne, a-t-on appris dimanche auprès de son entourage.

"Une intervention du président est prévue dans la semaine, dont les modalités seront précisées en tout début de semaine", selon l'entourage présidentiel qui n'a divulgué ni les modalités de cette intervention ni sa date.

Le chef de l'Etat est déjà intervenu deux fois à la télévision dans le cadre de la campagne référendaire, le 14 avril sur TF1 puis le 3 mai sur France 2. Son débat avec un panel de jeunes sur la Constitution européenne sur TF1, jugé confus, avait réuni près de 7,4 millions de télespectateurs. Il s'était ensuite livré à une interview plus classique sur France 2, interrogé par deux journalistes de la chaîne. Cette deuxième intervention avait été suivie par plus de 6,5 millions de télespectateurs.

Jacques Chirac est également intervenu vendredi sur RFO, dans une interview télévisée enregistrée au palais de l'Elysée - et qualifiée de "propagande" par les tenants du "non" - au cours de laquelle il a exhorté les habitants de l'Outre-mer à ratifier la Constitution, assurant que celle-ci garantit les aides européennes aux exploitations agricoles de ces territoires éloignés.

Par ailleurs, on a appris que le ministre de la cohésion sociale Jean-Louis Borloo sera l'invité dimanche 22 mai au soir du journal de 20 heures de TF1 en remplacement de Nicolas Sarkozy qui, "fatigué", a décidé de s'accorder un jour de repos, a-t-on appris dans l'entourage du président de l'UMP. Nicolas Sarkozy sera cependant dimanche soir à Matignon pour participer à la réunion hebdomadaire de campagne autour du premier ministre Jean-Pierre Raffarin. Avec M. Raffarin, il se rendra lundi à Poitiers pour une réunion publique en faveur du oui au traité constitutionnel européen.

Le camp du "oui" se mobilise donc au plus haut sommet de l'Etat, mais l'intervention cette semaine du président dans la campagne survient au moment où il est au plus bas dans plusieurs sondages depuis sa réélection le 5 mai 2002 de même que son premier ministre, nommé à Matignon le 6 mai 2002.



Les cotes de popularité de MM. Chirac et Raffarin en nette diminution

La cote de popularité de Jacques Chirac enregistre une baisse de 5 points en mai par rapport à avril à 40 %, tandis que celle de Jean-Pierre Raffarin, en chute également de 5 points à 24 %, atteint son plus bas niveau depuis son arrivée à Matignon, selon le baromètre mensuel IFOP pour le Journal du Dimanche à paraître le 22 mai.

Ce sondage, comme celui de l'Institut BVA publié vendredi dernier pour l'Express, confirme l'érosion de la cote de popularité du chef du gouvernement à son plus bas niveau depuis sa nomination. Néanmoins, Jean-Pierre Raffarin ne bat pas le record d'Edith Cresson (18 %, selon l'IFOP) et devance légèrement Alain Juppé (20 %).

40 % des personnes interrogées déclarent être "très ou plutôt satisfaits" de Jacques Chirac comme président de la République, contre 45 % en avril. En revanche, elles sont 59 % (+7) à être "plutôt mécontentes ou très mécontentes" du chef de l'Etat, contre 52 % le mois précédent. 1 % des personnes interrogées sont sans opinion (-2 par rapport à avril).

24 % des personnes interrogées se déclarent "très satisfaites ou plutôt satisfaites" de Jean-Pierre Raffarin comme premier ministre, contre 29 % le mois précédent. 74 % se disent "très mécontentes ou pltutôt mécontentes" du chef du gouvernement, en hausse de 7 % par rappirt au mois précédent (67 %). 2 % ne se prononcent pas, comme en avril.

Ce sondage a été réalisé du 12 au 20 mai, auprès d'un échantillon de 1 873 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, par téléphone, selon la méthode des quotas.

Avec AFP

Le non de gauche rassemblé à Paris

Plusieurs milliers de personnes ont participé, samedi 21 mai, au rassemblement pour le non de gauche, place de la République à Paris, où se côtoyaient notamment les stands des opposants PCF, LCR et PS au référendum du 29 mai sur le traité européen.

Une foule mélangée, toutes générations confondues, déambulait sur la place arborant des badges ou autocollants portant comme messages : "Le 29 mai, le non de toutes nos forces" (badge unitaire), "Pour moi c'est non" (Mélenchon), "Cette fois c'est non" (Emmanuelli), ou encore "L'espoir : le 29 mai, je vote non" (PCF).

Pour souligner le caractère "unitaire" de la manifestation, la Ligue communiste révolutionnaire a installé son stand entre ceux de l'Humanité et des Jeunesses communistes, prolongé par ceux du PS et du PCF.

"Voter cette Constitution, c'est se tirer une balle dans la tête, c'est renoncer à sa citoyenneté. Cette Constitution va enfermer l'Europe dans un modèle économique libéral pour 50 ans", a souligné l'ancien porte-parole de la Confédération paysanne, José Bové.

"Plus personne ne nie que c'est un non de gauche. Ce non va dire quelque chose à l'ensemble des pays européens. Il dépasse les partis, il vient du peuple", a fait valoir le député PCF Patrick Braouezec.

Pour la députée Verts Martine Billard, ce meeting "est la preuve qu'il y a beaucoup d'espoir, de volonté de se battre". "Ce n'est pas un non peureux. Les possibilités pour le non de gagner sont très réelles, et si le non gagne, ce serait une énorme bouffée d'air pour continuer à nous battre", a-t-elle dit.

D'autres personnalités étaient attendues, parmi lesquels Francine Bavay (Verts), Georges Sarre (MRC), Marie-George Buffet (PCF), Jean-Luc Mélenchon (PS), et Olivier Besancenot (LCR).

Avec AFP

Hollande : "Pas de Grand Soir le 29 mai"

Le premier secrétaire du PS, François Hollande, a expliqué dimanche qu'en cas de victoire du non au référendum sur le traité constitutionnel européen, "il n'y aura pas de Grand Soir le 29 mai" et que "le 30, rien n'aura changé, ni le pouvoir en France, ni la Commission de Bruxelles, ni la Banque centrale européenne", dans une interview au Parisien-Dimanche.

"Ce sera une longue nuit, un long sommeil de l'Europe", ajoute François Hollande pour qui "le slogan de la crise salutaire du non est une mystification". "En fait ce serait le maintien des traités existants, la victoire pure et simple du marché sans avancées sociales".

"Voilà le paradoxe dont seraient victimes ceux qui, sincèrement, espèrent un changement le 29 mai et constateront le 30 que rien n'aura changé, ni le pouvoir en France, ni la commission de Bruxelles, ni la Banque centrale européenne", poursuit le premier secrétaire.

Alors que le premier ministre est au plus bas dans les sondages, il lui conseille de "s'abstenir de parler", estimant que ce serait "le meilleur service que Jean-Pierre Raffarin pourrait rendre à l'Europe".

"L'impopularité du pouvoir atteint un niveau record. Elle est méritée. L'Europe n'y est pour rien, elle n'a pas à en faire les frais", ajoute-t-il, en soulignant que le référendum "dès lors qu'il ne peut pas être la revanche du 21 avril 2002 ne doit pas en être la réplique à l'échelle de l'Europe".

Comme on lui demande s'il va "dramatiser l'enjeu" du référendum, il répond : "La décision finale est effectivement grave. On nous a trop fait le reproche de ne pas avoir alerté les électeurs avant le 21 avril pour ne pas le faire aujourd'hui."

Quant au résultat le 29 mai, M. Hollande estime que le "scrutin est imprévisible" et que l'issue se jouera dans les toutes dernières heures.

Interrogé sur les divisions au sein du PS, il souligne qu'il a "suffisamment veillé à l'unité du parti pendant et après la consultation interne pour y être encore plus attaché au lendemain du référendum". "Mais, précise-t-il, il faudra bien tirer les leçons et ce sont nos militants (...) qui le feront."

Avec AFP

Raffarin : "Ne soyons pas frigides"

Le premier ministre, Jean-Pierre Raffarin, a invité samedi les Français à n'être ni "frileux" ni "frigides" et à voter oui lors du référendum du 29 mai.

"Ne soyons pas frileux, ne soyons pas frigides, ayons confiance dans les forces de la France. Ne nous laissons pas enfermer dans l'égoïsme, dans l'individualisme", a-t-il déclaré à Garges-lès-Gonesses (Val-d'Oise).

"Un Français fier d'être Français ne s'enferme pas dans le non en tournant le dos à ses partenaires mais au contraire, au nom de la France et au nom de tous les jeunes Françaises et jeunes Français, il cherche une seule chose, c'est qu'en disant oui, il ouvre son coeur de France à l'Europe", a ajouté le chef du gouvernement.

Avec Reuters

Pour Philippe de Villiers, "le non sauvera l'Europe"

Le président du Mouvement pour la France (MPF), Philippe de Villiers, a estimé samedi 21 mai que "le non sauvera l'Europe parce que c'est le non qui permettra de faire l'Europe européenne, indépendante et protectrice", lors d'un grand meeting au Palais des Sports de Paris devant quelque 5 000 personnes.

"Le non rendra du tonus à la France qui en a tant besoin" et permettra "de la restituer à elle-même, à sa mission singulière, à sa vocation à la profondeur", a ajouté M. de Villliers devant une salle comble, dopée par les sondages donnant le non gagnant.

"C'est à la France qu'il revient de sonner le réveil" de l'Europe. "L'enjeu c'est la survie de la France en tant que nation et l'identité de l'Europe en tant que civilisation, que vive la France dans l'Europe des peuples libres", a-t-il proclamé en soulignant que le Français est "la langue du non alignement sur la mondialisation marchande".

"Notre non ce n'est pas le non des élites, c'est le non du peuple français, de ceux qui résistent, c'est aussi le non de l'honneur des Arméniens de France", a-t-il déclaré en s'adressant à une délégation arménienne présente au meeting qui criait "justice pour le peuple arménien". "Nous n'accepterons jamais que la Turquie entre dans l'Europe à cause de vous", leur a déclaré M. de Villiers.

May 20

French EU vote: Yes and No camps _bbc

The French people will vote in a referendum on 29 May on whether to adopt the European Union's proposed constitution.

French EU constitution campaign posters
Official campaigning began two weeks before the vote

Opinion polls suggest the vote will be extremely close - the No camp currently has a narrow lead.

The political debate has not coalesced along traditional party lines. Many in government have defied their leaders to come out against the text, and while the opposition Socialist Party is officially in favour, the rank-and-file members are split.

Click on the names below to see where the various political players stand.

Oui

Non

President Jacques Chirac

Jacques Chirac
President Jacques Chirac and the leadership of his governing conservative UMP - including Prime Minister Jean-Pierre Raffarin and party president Nicolas Sarkozy - say Yes would be the "best possible" choice for France, and that the French people have nothing to fear from it.

Mr Chirac says the treaty is needed to keep the EU strong and defend its interests against the power of the US or of India and China. He denies the constitution establishes a free-market economic model for the EU which might threaten France's social model.

He says a vote against the text would be disastrous - it would damage the European project and destroy the country's influence in Europe.

 

Socialist Party

Francois Hollande
France's Socialist Party and its leader, Francois Hollande, argue that the constitution is step forward and is more "socialist" than previous treaties.

Among the arguments it has put forward in favour of the text are that it would: make the Charter of Fundamental Rights legally enforceable, increase the frequency of majority voting, and enshrines full employment and "social progress" as EU goals.

The party leader says a No vote would play into the hands of eurosceptics, and that Europe's future is at stake.

Veteran Socialist politicians Jack Lang, Jacques Delors, Simone Weil and Lionel Jospin have been involved in the party's campaign.

 

Union for French Democracy

Francois Bayrou
The centre-right Union for French Democracy (UDF) and its leader, Francois Bayrou, have made the rare decision to join forces with the UMP to help the Yes campaign.

Mr Bayrou says the constitution "gives France the means to defend the European social model". The party says that a No vote would mean the end of Europe as a political force.

 

Business leaders

Some 100 business leaders, including Michel Pebereau, the chairman of BNP Paribas and business think-tank the Institut de l'Entreprise, and Michel Combes, the executive director of France Telecom, have signed a petition in favour of the constitution. They say rejecting the treaty would destroy France's economy and threaten the principles of social protection.

Medef, the powerful employers' federation, has refused to declare itself publicly, but said a poll of its 1,200 members showed "a vast majority" in favour.

 

Cecef

The Council of France's Christian Churches gathers together Catholics, Protestants and Orthodox churches.

It argues in favour of the constitution, on the basis that it "brings about significant improvements to the existing treaties" and places people at the heart of Europe.

 

Much of the media

Most French newspapers and magazines have not come out openly in favour of the Yes campaign, but they tend to follow official party lines, which are generally in favour. So far, only the far-left national communist paper, l'Humanite, has come out against.

The country's highest court has rejected an appeal by the No campaign for more "fairness" in the media coverage after they produced evidence that state and privately-owned media were giving massively disproportionate coverage to the Yes campaign.

The No campaign has been relying on word-of-mouth, the internet, blogs and fly-posting to get their message across.

 

Dissenters from Socialist Party

Laurent Fabius
Former Socialist prime minister and Socialist Party number two Laurent Fabius has come out against the constitution. The self-styled "first minister of the No vote" is spearheading Socialist opposition to the treaty, arguing that it does not guarantee the kind of "social Europe" he believes it should.

He also says it will weaken Europe and frustrate the workings of the Union's institutions, that it fails to protect French public services, and that the adoption of the Charter of Fundamental Rights will have only a limited effect.

Danielle Mitterrand, the widow of former Socialist President Francois Mitterrand, is among a number of prominent Socialists to join Mr Fabius' campaign, along with some dissatisfied members of the ruling UMP.

 

Movement for France

Philippe de Villiers
The Catholic, right-wing anti-European party, the Movement for France (MPF), is headed by Philippe de Villiers.

He says the constitution paves the way for Turkey's accession to the EU, which he opposes. He also argues that the text will give too much power to the EU's institutions.

 

National Front

Jean-Marie Le Pen
The far-right National Front (FN) and its leader, Jean-Marie Le Pen, are leading a modest campaign against the constitution, which they say endangers France's sovereignty and national identity.

The party also argues that the constitution will worsen France's economic difficulties, which it blames on the EU and its policies. It believes France should pull out of the EU.

 

Communist Party

Communist Party member put up 'Non' campaign posters
The Communist Party, and the communist newspaper l'Humanite, have joined forces with Socialist opponents of the constitution, to argue that the text is too economically liberal.

They believe that rejecting the treaty will pave the way for negotiations to create "another Europe", which is less economically liberal and less in thrall to big business.

 

Peasants' Confederation

Jose Bove
The left-wing peasants' union and its former president, Jose Bove, have argued for a No vote on the grounds that the constitution imposes an economic model based on the needs of big business, instead of the people.

They also say it ignores the needs of farmers, and will make the EU more bureaucratic.

 

Attac

Poster from Attac campaign
Attac, an anti-globalisation collective headed by Jacques Nikonoff, is campaigning for a No vote, saying that the constitution gives "neo-liberal" economic policies a constitutional basis. They say France will lose control of its how it runs its social services.

They are calling for the constitution to be rewritten, to promote "a Europe that is truly European, democratic, social, environmental".

May 17

Des associations organisent la première Journée mondiale contre l'homophobie_lemonde.fr


 
 
Manifestation, devant l'hôtel de ville de Paris, contre l'homophobie, le 5 juin 2004.  | AFP/BERTRAND GUAY
 
LE MONDE | 16.05.05 | 13h52  •  Mis à jour le 17.05.05 | 08h10


n colloque à Sciences Po- Paris, des tables rondes dans les lieux publics, des programmes spéciaux sur Pink TV : le mardi 17 mai est la première Journée mondiale contre l'homophobie. Lancée par les associations de défense des homosexuels, cette initiative, qui célèbre le quinzième anniversaire de la décision de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) de retirer l'homosexualité de la liste des maladies mentales, est soutenue par d'autres mouvements, telle la Ligue des droits de l'homme. "En France, on peut encore être insulté, agressé, discriminé dans son travail parce que l'on est homosexuel" , affirme le président de la Ligue, Michel Tubiana.

Dans son appel en faveur de cette Journée mondiale, l'universitaire Louis-Georges Tin, directeur du Dictionnaire de l'homophobie (Presses universitaires de France, 2003), rappelle que, dans le monde, au moins 80 Etats pénalisent l'homosexualité. C'est le cas de l'Algérie, du Sénégal, de l'Ethiopie, du Liban, de l'Arménie ou de la Bosnie. L'Ouganda prévoit des peines de prison à perpétuité et l'Arabie saoudite la peine de mort. Un rassemblement aura d'ailleurs lieu, mardi, à Paris, devant l'ambassade du Sénégal, pour demander l'abrogation des lois pénalisant l'homosexualité.

En France, l'homophobie reste, selon les associations, encore très prégnante. "Pour certains jeunes, le chemin est long, explique le psychologue Eric Verdier, auteur, avec Michel Dorais, d'un Petit manuel de gayrilla à l'usage des jeunes (H & 0 éditions). Ils ne savent pas comment annoncer leur homosexualité, ils ne savent pas comment la vivre, et beaucoup ont le sentiment d'être dans une impasse. Les insultes homophobes, les moqueries et les remarques humiliantes sont encore très fréquentes."

"SIGNES ENCOURAGEANTS"

Fondée en 1994, l'association SOS-Homophobie dresse tous les ans un état des lieux de l'homophobie. Au cours de l'année 2004, l'association a reçu près de 1 200 témoignages téléphoniques ou mails, dont plus de 80 % font état d'actes ou de paroles homophobes. Ils ont pour cadre en premier lieu le travail (22 % des témoignages), puis le voisinage et les lieux publics (11 %) et, enfin, la famille (8 %). Près de 15 % concernent des agressions physiques.

L'association vient de diffuser à plus de 30 000 exemplaires un guide pratique précisant ce qui peut être fait en cas d'agression, d'insulte ou de discrimination. "Nous intervenons depuis 2003 dans les établissements scolaires et nous nous apercevons qu'il y a encore beaucoup de travail à faire, remarque le président du mouvement, Ronan Rosec. L'homophobie est loin d'être éradiquée."

Sida Info Service, qui a mis en place deux lignes ouvertes, parvient au même constat : "Malgré quelques signes encourageants tels que les récentes avancées législatives ou les déclarations du président de la République condamnant les propos homophobes, l'actualité au quotidien montre combien l'homophobie reste un problème grave et récurrent dans la société française : agressions physiques allant parfois jusqu'au meurtre, violences verbales que beaucoup ont intégrées et vidées de leur sens premier." Sur la ligne Azur de Sida Info Service, près de la moitié des appels expriment un "mal-être" ou une "difficulté" liés à l'orientation sexuelle et 10 % des appelants évoquent des pulsions suicidaires.

May 16

Le lundi de Pentecôte voit fleurir les mouvements de grèves_lemonde.fr

Le lundi de Pentecôte voit fleurir les mouvements de grèves
LEMONDE.FR | 16.05.05 | 17h27  •  Mis à jour le 16.05.05 | 17h55


'était prévisible, le lundi 16 mai officiellement travaillé, voulu par le gouvernement, n'a pas fait l'unanimité en France. Ainsi, on constatait, à la mi-journée, 22 % d'enseignants grévistes et un taux similaire dans les hôpitaux parisiens. "A midi, le taux moyen de participation à la grève est évalué chez les enseignants à 22% ", a constaté le ministère de l'éducation nationale. " Une majorité d'élèves était présente ce matin en cours", a-t-il également souligné.

De son côté, le SNES-FSU, principal syndicat d'enseignants du second degré, a fait état d'une moyenne de 30 % de grévistes dans les collèges et lycées. "Seuls 10 % à 15 % des collégiens et lycéens sont allés en cours", a-t-il ajouté, en demandant au gouvernement d'en "tenir compte et  - de - revoir sa copie pour 2006". Le SNUipp-FSU, premier syndicat dans les écoles maternelles et primaires, a quant à lui signalé "moins d'un enfant sur deux présent en classe, des écoles fermées et de 30 % à 60 % des enseignants en grève selon les départements".

A titre d'exemple, le rectorat de Lille (Nord) a fait état d'un taux d'absentéisme de 75 % dans les collèges et lycéens. Plusieurs écoles primaires et maternelles du centre-ville lillois étaient fermées. Selon le SNES, "20 % à 50 % des enseignants ont fait le choix de se porter grévistes, ce qui donne une participation moyenne d'environ 30 %". "La participation est très forte  - supérieure à 50 % - pour la vie scolaire et les agents", a ajouté le syndicat dans un communiqué.

Le SNES avait d'ailleurs dit son intention d'accueillir les enfants mais de remplacer les cours par des débats, des fêtes, des pique-niques. Le syndicat a notamment signalé, lundi, un pique-nique au Festival du film à Cannes et la plantation d'un "arbre de la solidarité" à Strasbourg.

Pourtant, le ministère a jugé "de façon globalement satisfaisante la participation de l'éducation nationale à la journée de solidarité". "A l'occasion de cette journée de solidarité qui constitue une 'première' dans notre pays, le ministre - François Fillon - entend saluer le sens des responsabilités des personnels qui ont décidé d'assumer leur mission", a-t-il fait savoir dans un communiqué. "Aucun signalement d'établissement du second degré fermé n'est à déplorer, les examens prévus se sont déroulés dans des conditions normales", s'est ainsi félicité le ministère.

22 % DE GRÉVISTES DANS LES HÔPITAUX PARISIENS

Dans les hôpitaux de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), le taux de mobilisation des personnels grévistes (absents et "assignés", c'est-à-dire obligés de travailler) s'établissait également, lundi en début d'après-midi, à 22%, a indiqué une porte-parole de l'AP-HP. Un système de service minimum propre aux hôpitaux contraint, en effet, une certaine proportion de personnels hospitaliers à travailler par "assignations" en période de grève, pour assurer la continuité des soins.

Si l'on ne compte que les grévistes et pas les "assignés", le taux de participation au mouvement de grève s'établit à 12,9%, a précisé la porte-parole sans plus de commentaires. L'AP-HP, qui regroupe trente-neuf hôpitaux ou groupes hospitaliers, dont dix-sept à Paris intra-muros, emploie 90 658 personnes.

La direction de l'hospitalisation et de l'organisation des soins avait indiqué, le 27 avril, que le lundi de Pentecôte serait "travaillé dans une très grande majorité" d'établissements hospitaliers.

Cependant, six fédérations de fonctionnaires CGT, CFDT, FO, UNSA, FSU et CFTC avaient appelé à faire du 16 mai une journée de mobilisation "sous les formes les plus diverses, y compris la grève".


 

 

 

 

Taiwan rejects Chinese initiative _BBCnews

Taiwanese President Chen Shui-bian has rejected a fresh definition of relations with China offered during an opposition leader's visit to Beijing.

Mr Chen said the "two sides, one China" formula did not amount to any concession by the Chinese leadership.

Chinese President Hu Jintao, right, gestures to James Soong at the Great Hall of the People in Beijing, 12 May 2005
Hu Jintao and James Soong pledged to end hostilities

His remarks came as James Soong, the head of Taiwan's opposition People First Party (PFP), ended his visit.

Mr Chen opposes the "one China" policy agreed in 1992, saying it would undermine Taiwan's sovereignty.

"China did not make any concessions," he said on Taiwanese TV. "China's basic attitude has remained the same."

But the BBC's Francis Markus says there will now be strong pressure on Taiwan's government to soften its stance on preconditions for talking to China itself.

China no doubt hopes that even if Mr Chen remains entrenched, the dialogue with the opposition will boost their chances of recapturing Taiwan's presidency in 2008, he says.

'Crucial moment'

Mr Soong left Beijing on Friday morning, a day after holding talks with Chinese President Hu Jintao.

He left as Chinese officials offered to ease restrictions on employment and study for Taiwanese residents on the mainland.

At their meeting Mr Hu praised his guest for the PFP's opposition to Taiwanese independence, and said that cross-strait relations were at a "crucial moment".

Mr Soong said the world was watching to see what progress the two could make.

The men then issued a joint statement pledging to work together to end hostilities between Beijing and Taipei.

The statement was virtually identical to one issued by Mr Hu and Lien Chan, leader of Taiwan's biggest opposition group, the Nationalist Party, who also visited Beijing recently.

Charm offensive

Both opposition parties favour Taiwan's eventual reunification with China, as long as it is by then democratic.

Both opposition leaders have been feted by China during their trips to the mainland.

And even if the dialogue that has been opened up is not with Taiwan's elected government, it still forms a new channel of political contact where there was none, our correspondent says.

Taiwan's National Assembly elections on Saturday are likely to be seen as an important gauge of how China's charm offensive is playing with the island's voters.

 
Photo 1 of 3